DESSINER LE CIEL
Bienvenue sur mon site, dont le but est de partager -au travers de dessins- ma passion pour l'observation astronomique.

L'astronomie m'a accroché alors que j'avais 21 ans, et au départ ce sont les connaissances théoriques qui m'ont intéressé.
Et puis j'ai lu à l'affut des étoiles de Pierre Bourge, dont le thème est l'observation amateur. J'y ai notamment découvert qu'il était possible de voir des choses sur les planètes, et ce avec une simple petite lunette...
J'ai alors acheté mon premier instrument, qui m'a permis d'ouvrir la porte de ce fabuleux champ d'investigation qu'est le ciel, et mon attrait pour le dessin m'a tout naturellement amené à fixer mes observations sur papier plutôt qu'avec un matériel photographique.
Mes dessins sont classés par thématiques, vous pouvez cliquer sur chacune d'elles, et ensuite sur les vignettes pour voir les dessins en format normal.
Un grand merci à mon ami Christophe Guillou pour m'avoir grandement aidé à l'élaboration de ce site.
Bonne visite !
Globes tournants
Mieux, il est possible d'utiliser des logiciels pour plaquer ce planisphère sur une sphère qui, une fois mise en rotation, reconstitue un globe planétaire virtuel en mouvement.
Les globes tournants ont été créés par mon ami Pascal Chauvet, à partir d'un logiciel du type Blender. Pour ce gros travail, il s'est servi des planisphères que vous trouverez dans les galeries de Mars et de Jupiter.
Si les globes ne s'affichent pas, c'est peut-être parcequ'il vous manque le codec vidéo xvid.
Technique et matériel de dessin
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Faire un dessin astro, c'est comme faire un portrait d'une personne ou saisir un paysage : il faut être fidèle dans le trait, respecter les formes et les proportions, mais aussi faire ressentir la matière, le volume, et parfois même le mouvement.
Partant de là, toutes les techniques du dessin traditionnel sont valables en dessin astro. Malgré tout, on peut ne jamais avoir suivi aucun cours de dessin (comme la plupart des astro-dessinateurs) et s'en sortir tout à fait honorablement.
Ce qui fait la spécificité de l'astro-dessin, c'est la difficulté à voir et à décrypter le sujet dessiné. En effet, l'image observée est le plus souvent petite, ou mouvante, ou peu lumineuse, ou floue, ou peu contrastée, ou tout ça à la fois. Le cerveau travaille dans des conditions inédites, et au départ il faut véritablement l'éduquer à décoder le stimulus envoyé par l'oeil. C'est l'expérience qui fait progresser dans ce domaine.
Le matériel utilisé est basique, j'ai longtemps utilisé (et je le fais encore souvent) du papier d'imprimante de 70g/m², et un porte-mine tout ce qu'il y a de plus banal.
A présent, ma préférence va vers du papier plus épais, car il encaisse mieux l'humidité qui ne manque pas d'imbiber les papiers trop légers. Par contre, le papier épais qu'on peut trouver sur le marché a le plus souvent un grain que je n'apprécie pas. J'ai trouvé en magasin d'art du Canson spécial à grain fin, comme du papier imprimante mais à 160g/m², c'est parfait.
Pour les planètes, le mieux est d'utiliser des gabarits imprimés pour réaliser le contour de celles-ci : il n'y a pas vraiment d'intérêt à tracer des ellipses ou des cercles à main levée dans le froid et dans le noir !
J'utilise parfois les crayons de papier, mais je reviens toujours vers le porte-mine HB 0,5 qui a le gros avantage de toujours donner un trait vraiment fin, point besoin de le retailler la mine dans la nuit.
Les planètes présentent parfois des couleurs très vives à l'oculaire, l'idéal est donc de les dessiner en couleurs. On ne peut guère envisager de coloriser un croquis pris au graphite, car celui-ci grise le crayon de couleur et le résultat est terne. Le mieux est de dessiner directement aux crayons de couleurs. On retombe alors dans le problème de la finesse de la pointe du crayon, qu'il ne faut pas hésiter à retailler aussi souvent que nécessaire.
Pour la gomme , le mieux est la classique gomme en plastique blanc, qu'on peut martyriser à loisir au scalpel pour tailler des bouts pointus, et ainsi gommer précisément de petites zones.
On entend parfois dire qu'il faut éviter d'utiliser la gommer pendant la phase d'esquisse. Pourtant, il ne faut pas hésiter à gommer une partie du dessin qui serait mal proportionnée plutôt que de conserver une forme peu fidèle à ce qu'on voit à l'oculaire.
N'oublions pas qu'une gomme n'est pas qu'un outil de correction, mais aussi un outil de dessin : elle sert à «ouvrir des blancs» lorsqu'on veut faire apparaître une zone plus claire que le reste. Cela sert aussi bien pour les planètes que pour les objets nébuleux, pour le graphite comme pour le crayon de couleur.
Quant à l' éclairage , l'idéal serait une lampe à LED du type liseuse, dont on peut régler l'intensité avec un potentiomètre. Le fin du fin serait de pouvoir basculer d'un éclairage rouge (pour le ciel profond) à un éclairage blanc (pour les planètes).
La liseuse du commerce est très pratique, car la LED est généralement fixée au bout d'un bras articulé et le tout se fixe à la planchette de dessin à l'aide d'une pince le plus souvent intégrée à la liseuse.
L'inconvénient des liseuses qu'on peut trouver sur le marché, c'est qu'elles éclairent exclusivement en blanc, et ne donnent pas la possibilité de régler l'intensité de l'éclairage. Pour ma part, j'interpose plusieurs épaisseurs de plastique rouge (couverture de cahier) pour teinter la lumière et l'affaiblir également.
Toujours est-il qu'un éclairage adapté conditionne une bonne observation et un bon dessin : trop fort, il éblouit et empêche de voir les détails faibles des nébulosités, trop faible on voit mal ce qu'on dessine.
Pour finir, le confort doit être optimum : ne pas avoir froid, observer dans une position confortable, si possible assis, si possible avec un instrument doté d'un entrainement horaire, être en forme etc... tout doit concourir à une concentration maximum.
Instrumentation
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Lunette de 80mm.
Ce fut mon premier instrument, une achromatique 83/910 de chez Perl Vixen.
Les images piquées et stables qu'elle fournissait m'ont permis de faire mes premiers dessins de planètes dans de bonnes conditions. Mais l'envie de voir des détails plus fins encore m'a poussé à investir dans un instrument réputé être spécialisé dans l'étude des planètes...
Cassegrain de 250mm.
Je voulais que ce télescope soit optimisé pour l'observation à haute résolution : qualité de l'optique, peu d'obstruction (0,18), donc rapport focal très grand (F/28), rapidité de mise en température, bon bafflage. Or dans le commerce on ne trouvait à l'époque pas d'engin aussi spécialisé.
Il fallait donc se lancer dans un instrument fait maison, et la réalisation de l'optique fut confiée à des artisans (M.Bonnin pour le primaire et S.Suss pour le secondaire).
Cet instrument m'a suivi partout, au moindre de mes déplacements il trouvait sa place sur la banquette arrière de la voiture. Le principal avantage de cet instrument par rapport à un Newton de même diamètre, c'est le confort d'observation à l'arrière du tube. On est toujours assis, et on oeuvre avec la planchette à dessin posée sur les genoux, quelque soit la position du tube. Par contre, en plus d'une bonne collimation, il faut veiller à bien confondre les axes optiques des deux miroirs.
J'ai passé des moments extras avec ce tube, qui m'a fait découvrir sur les planètes des détails d'une finesse que, en tant qu'observateur débutant, je n'aurais jamais cru pouvoir distinguer un jour.
Mais l'envie d'en voir toujours plus m'a repris quelques années plus tard.
Lunette de 200mm.
Mon expérience passée avec ma petite 80 et d'autres lunettes (dont la 150 de la Sorbonne) m'ont amené à repartir sur un nouveau projet : une «grande» lunette.
En effet, en-dehors de la valeur esthétique de l'image donnée par un réfracteur (pas d'aigrettes, image peu mobile), j'ai souvent constaté qu'une lunette donnait plus fréquemment qu'un réflecteur une image facile à interpréter.
Comme pour le cassegrain, une réalisation artisanale s'est imposée.
J'ai opté pour un doublet achromatique de type Fraunhofer 200mm à F/15.
Pour ramener la longueur du tube à une valeur raisonnable, la lunette a été montée en réfracto-réflecteur, dont le tube avait une longueur de seulement un mètre grâce à deux miroirs plans (Lichtenknecker en zérodur) qui repliaient le faisceau lumineux.
Deux objectifs ont été montés sur ce tube : un Clavé et un Bonnin, tous deux de très bonne facture.
Cependant, malgré une image agréable à scruter, ce tube a été peu pratique à utiliser car lourd et encombrant. De plus, les détails observés n'étaient guère plus fins et plus nombreux que ceux fournis par le cassegrain, que j'avais revendu pour financer l'achat du Clavé.
Finalement, j'ai revendu les deux objectifs et le tube, car cet instrument, peu pratique à utiliser en itinérant, aurait mérité d'être installé en poste fixe.
Newton de 406mm.
Pour cet instrument, je suis revenu à du conventionnel.
Je voulais avant tout un instrument facile à utiliser, un truc rustique qui puisse coucher dans le garage, en sortir aisément, et prêt à pointer dès que posé sur le sol.
J'avais également envie de ne plus me cantonner aux planètes, mais de me mettre aussi au dessin du ciel profond. Il fallait donc un «bon» diamètre, permettant de gagner notablement en lumière et en résolution par rapport à mon précédent 250.
Un concept permet de concilier tous ces impératifs, c'est le Dobson. Quand on ajoute à cela qu'on peut aussi démonter un gros Dobson pour le transporter dans une voiture, je n'avais plus à hésiter.
La société Mirro Sphere ( Franck Grière ) a réalisé l'optique de 406mm, et j'ai fabriqué la structure.
Cet engin m'a immédiatement donné satisfaction, il remplit totalement le cahier des charges.
Depuis il a un peu évolué, puisqu'il est maintenant doté d'une plate-forme équatoriale de fabrication personnelle. Toutefois l'usage d'une plate-forme enlève un peu de sa simplicité au principe du Dobson, puisqu'il y a une mise en station à effectuer, même si elle peut n'être que grossière pour une utilisation visuelle. Il est donc installé sous un abri roulant dans mon jardin, et ainsi immédiatement opérationnel malgré l'entrainement horaire. Je le démonte aisément pour l'installer dans ma voiture dès que je veux faire du ciel profond à la campagne.
C'est donc réellement un instrument à tout faire, déjà puissant tout en restant facile d'utilisation.
Par rapport au 250, il donne accès à des détails supplémentaires sur les planètes, et pour le ciel profond ça n'a rien à voir...
Les accessoires.
J'ai finalement assez peu d' oculaires , par contre de dispose de plusieurs Barlow pour faire varier les grossissements.
Pour les planètes, j'utilise une paire de Plossl Televue 20mm montée sur une tête binoculaire. En combinant avec des lentilles de Barlow, je peux obtenir des Grossissements très variés.
L'utilisation d'une binoculaire est décisive en observation planétaire, elle apporte un confort d'observation dont on ne peut plus se passer quand on y a goûté. L'avantage d'un tel accessoire est avant tout physiologique, la vision binoculaire permet la perception des faibles contrastes et favorise leur bonne interprétation.
Pour le ciel profond, un oculaire à 100° de champ de 20mm (de marque Explore Scientific) autorise des vues à très grand champ, pour les objets étendus (Gr 88X). Un Nagler 9 permet l'observation intégrale de bon nombre d'objets faibles, avec un grossissement déjà conséquent (195X). Ces deux oculaires peuvent eux aussi être couplés avec des Barlow ou Powermate Televue, afin d'atteindre des grossissements très élevés pour les petites nébuleuses planétaires.
Au niveau des filtres , j'utilise souvent un filtre OIII Lumicon sur les nébuleuses. Le gain est très substantiel sur la plupart des nébuleuses ionisées. A l'exception de Vénus sur laquelle je filtre en violet avec un W47, je trouve que l'utilisation de filtres colorés sur les planètes n'apporte rien.
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